Lors de vos balades sur le Grand Sentier de France et plus particulièrement en zones montagneuses, vous aurez la possibilité de rencontrer des marmottes, des chamois et des bouquetins.

Une vie de marmotte


 

La marmotte s’organise pour passer la mauvaise saison : elle s’endort pour tout l’hiver dans un terrier. A son réveil, elle dévore comme quatre et joue les joyeux lutins dans la montagne !
C’est aussi la saison des amours. Puis elle donne naissance à des petits marmottons. Hiver comme été, elle adore la vie de famille !

Marmottes qui jouent
Marmottes qui jouent
Marmotte qui guette
Marmotte qui guette

La marmotte voit mal la nuit.
Mais le jour, elle a une vue perçante. Elle s’installe sur un promontoire pour surveiller les alentours et guetter tous les mouvements qui l’inquiètent !

Avant les premiers froids, la marmotte creuse un terrier avec ses pattes avant. Elle s’y endormira pour l’hiver après avoir bouché l’entrée avec une boule de foin : elle hiberne.

L’hiver les marmottes ne se réveillent que pour aller faire leurs crottes dans un cabinet à côté du dortoir.

Attention, ennemi !
Pour l’aigle, la marmotte est un régal à condition de pouvoir l’attraper.
Dès qu’une marmotte l’aperçoit, elle avertit d’un sifflement les autres du danger.
Toute la famille rentre aussitôt sous terre.

 

Marmottons
Marmottons

Au printemps, les marmottes sortent du terrier. Affamées, elles dévorent les herbes et reprennent vite des forces.
Une quinzaine de jours plus tard, elles s’accouplent.
La femelle donnera naissance à 3 ou 4 marmottons.

L’été, la marmotte grignote 500 grammes de nourriture par jour.
Son poids double, elle pèse alors près de 6 kilos.
Très gourmande, elle mange des racines, des graines, des baies, des fleurs…

En septembre, les marmottes coupent des herbes sèches pour fabriquer un lit pour toute la famille.

 

Une maison soignée
Le terrier est constitué d’une entrée, souvent au pied d’un rocher, d’un couloir long de plusieurs mètres, qui s’enfonce à 2 mètres sous le sol et d’une chambre.

 

Les acrobates de la montagne


 

Près des sommets, l’oxygène se fait lus rare.
Mais le chamois et le bouquetin ne s’essoufflent pas. Ils courent le long des pentes, escaladent les falaises, font des culbutes parmi les rochers… De véritables champions. Leur secret ? Un cœur et un corps musclés, et des sabots aux semelles antidérapantes.

Bouquetin mâle
Bouquetin mâle
Chamois mâle
Chamois mâle

La distraction préférée du bouquetin est de déloger un de ses congénères du rocher sur lequel il est perché.

Les bouquetins mâles portent des cornes recourbées qui s’allongent chaque année.
Celles des vieux mâles sont impressionnantes : elles peuvent mesurer un mètre et peser 15 kilos.

Le chamois mâle porte des cornes courtes aux pointes recourbées.

 

Des cousins différents
Le bouquetin est à l’aise sur les rochers et les falaises. Le chamois est partout chez lui, dans les éboulis et sur les pentes enneigées.

 

Bagarre de bouquetins
Bagarre de bouquetins

A l’automne, les bouquetins mâles s’affrontent. Le plus faible bat en retraite. Le vainqueur fait le fier devant les femelles de la troupe : il deviendra le père des petits chevreaux qui naîtront au printemps.

Les cabris se dégourdissent vite les pattes pour suivre leur mère à travers la montagne.
C’est tout près d’elle que les nouveaux-nés se sentent le mieux protégés des dangers.

Les rochers et les pentes raides sont le royaume des chamois et des bouquetins.
Ils sont agiles et n’ont pas le vertige : des rois de l’escalade. L’été, ils montent brouter jusqu’à 3 000 mètres.

 

 

La famille des chèvres
Le chamois, le bouquetin, l’isard, le mouflon… forment la famille des chèvres sauvages de montagne.
L’été, ils fuient le soleil à cause de l’épaisseur de leur fourrure.

Christophe GILBERTON

Source : La montagne – Laurence Ottenheimer – Milan jeunesse

La marmotte, le chamois et le bouquetin

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