Le Grand Sentier de France longe les plages de Normandie et en particulier celles qui vous emmènent de Cabourg à Honfleur.

Cabourg

Station balnéaire mondaine et animée, crée sous le second Empire, Cabourg conserve un parfum d’antan et la faveur d’une élégante clientèle.
Equipements et loisirs y sont nombreux pour toute la famille et tous les goûts. C’est un vrai plaisir de découvrir ses villas Belle Epoque et de se promener le long d’un front de mer encore hanté par le souvenir de Marcel Proust.

Cabourg Place du Grand Hôtel - Calvados - Normandie

Face à la mer, le casino et le Grand Hôtel forment le pôle d’où rayonnent des rues en éventail reliées par des artères semi-circulaires. De belles villas cossues, aux jardins ombragés et souvent fleuris, donnent tout leur charme à ces avenues.
La promenade Marcel Proust incite à la flânerie. La vue s’étend de Riva-Bella à Houlgate avec Trouville à l’arrière-plan et le cap de la Hève à l’horizon.
L’hippodrome, rendez-vous des meilleurs trotteurs mondiaux, constitue un véritable petit Vincennes en Normandie.
Un vaste plan d’eau, protégé par une longue digue, a été aménagé pour la navigation de plaisance à l’embouchure de la Dives : la Cap Cabourg.

Hébergement & restauration
  • Hôtel de Paris Hôtel situé dans l’artère la plus commerçante, à 300 m de la mer. Accueil sympathique avec un bar disposant d’une terrasse.
  • Hôtel Le Cottage Atmosphère de maison d’hôte dans ce cottage des années 1900 devancé par un jardinet.
  • Castel Fleuri Charmante maison précédée d’un jardin où l’on sert le petit-déjeuner dès les premiers beaux jours.
  • Le Baligan Dans ce bistrot au décor très marin, on vous propose les produits de la criée locale. Carte évolutive, fraîcheur garantie. Terrasse sur rue l’été.
  • Le Bouche à Oreille Face à la place du marché, une élégante maison proposant une cuisine soignée basée sur des produits de la mer en provenance direct de Ouistreham mais aussi de belles viandes.

Houlgate

Type parfait de ces petites villes normandes où littoral et campagne environnante rivalisent de charme, Houlgate compte parmi les premiers sites balnéaires de la Côte Fleurie (1858). La station conserve un grand nombre de villas et chalets, témoins de l’architecture de villégiature à la fin du 19e s. Leur abondance, leur diversité et leur état de conservation en font un patrimoine riche et original, à découvrir au hasard de balades à pied.

Houlgate - Calvados - Normandie

Houlgate vous permet de découvrir quelques perles de l’architecture de la fin du 19e s. la plupart des villas de la station ont été construites entre 1860 et 1914. Elles affichent une grande variété de styles, les architectes s’étant inspirés des manoirs gothiques, des chalets suisses et des demeures traditionnelles normandes, anglosaxonnes ou encore orientales.
La rue Henri-Dobert concentre une vingtaine d’intéressantes résidences balnéaires, dont les cinq « villas américaines » : Junatia, Tacoma, Minnehaha, Merrimac et Columbia de 1890. La villa Janick et la villa Les Embruns (1869) leur font face. Elles sont inspirées des palazzi italiens. Vous pouverez aussi admirez les villas jumelles Les Courlis et les Sirènes (1890). La villa Armengaud, construite en 1875 par Baumier, a accueilli le compositeur Jacques Ibert (1890-1962).
Mais aussi Chemin de la Cascade, le moulin Landry, ancien moulin à blé converti en manoir style néo-normand (1851). L’une des plus belles demeures de la ville. Rue Léonard-Pillu, la jolie villa Les clochettes (1886), la très belle villa Saïda, la villa de style Renaissance Guarany (1890) et la villa Berthe (1887). Boulevard de Saint-Philibert, les villas de style néo-normand Pourquoi pas et San Stefano (1910 et 1914 de l’architecte Simon Vermot). Avenue du Sporting, la villa Les Valonais, le sobre chalet de la Béthanie (1860), la villa Le Castel (1860). Rue Victor-Delise, la villa Bel Ombrage (1892), la villa Jeanne d’Arc (1860) et au Petit Manoir. Rue Baumier, le chalet Sainte-Marie (1861), le plus ancien de Houlgate, la villa Fer Bell (1870), Les Lierres (1865), la Marjolaine (1860) et pour finir le chalet Le Bois Nicole (1862) et la villa Loisel (1863).

Hébergement & restauration
    • Hostellerie Normande Cette maison du 19e s. vous loge dans des chambres fraîches. L’été une agréable terrasse occupe la cour. Restaurant à la décoration champêtre.
    • Hôtel Le 1900 L’hôtel borde la rue principale de Houlgate. Chambres dans le style de la Belle Epoque. Jolie brasserie au look 1900.
    • L’Eden Goûteux plats traditionnels honorant les produits de la mer, à déguster dans une salle ou sous la véranda façon jardin d’hiver.

Deauville

Deauville doit sa réputation mondiale autant au raffinement de ses diverses installations qu’à l’élégance de ses manifestations qui, tout au long de l’année, ponctuent son calendrier de festivités. Début septembre, le Festival du cinéma américain transforme Deauville en une proche banlieue de Hollywood. »Les planches » du bord de mer ont été immortalisées dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme », palme d’or à cannes en 1966 avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant.

Deauville Les planches - Calvados - Normandie

Jusqu’au milieu du 19e s, le site sur lequel se trouve aujourd’hui Deauville était occupé par les marais. En 1859, le financier Donon et le médecin du Tout-Paris, Olliffe, achètent le foncier pour créer une station balnéaire. Le parrain de l’opération n’est autre que le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III. Construite selon un plan octogonal, la jolie station se développe très vite et les villas rivalisent de beauté en empruntant aux modes architecturales de toute l’Europe. En 1873, la création du Cercle, lieu où se réunissaient les propriétaires d’écuries de cours, donne un nouvel élan à la station. En 1912, le casino et l’hôtel Normandy sont construits qui demeurent encore aujourd’hui incontournables de tout séjour deauvillais authentique et inoubliable.

Depuis 1923, un chemin de planches en azobé, bois d’Afrique tropical, d’un brun violacé assez soutenu, est l’aspect le plus caractéristique de la vie de plage de Deauville. D’élégantes constructions : les Bains pompéiens à l’architecture de béton et de mosaïques, le bar du Soleil, où des vedettes et célébrités aiment à se montrer, forment le fond d’un tableau où les couleurs des parasols jettent les notes les plus vives.

Hébergement & restauration
    • Hôtel Ibis Style Hôtel pratique au centre de la célèbre station balnéaire. Chambres et duplex appréciés par les familles.
    • Hôtel Le Patio L’enseigne le laisse deviner. Cette bâtisse centenaire à la façade immaculée dispose d’un joli patio fleuri où, dès les premiers beaux jours, on prend le petit-déjeuner.
    • Hôtel Normandy-Barrière Reconnaissable à sa silhouette de manoir anglo-saxon, ce palace de 1912 est l’emblème de la station.
    • Le Nautica Vous trouverez l’ambiance des pubs anglais enrichie d’une petite teinte marine dans cette brasserie proche de la gare. La carte peut s’enorgueillir de ne présenter que des plats faits maison, y compris le saumon fumé et le foie gras, les deux spécialités principales.
    • Le Yearling Vous l’aurez compris, vous êtes chez un amateur de chevaux. Les murs de sa maison près de l’hippodrome sont tapissés de photos à leur effigie. Sa cuisine de marché est goûteuse et il est mis au menu du homard.

Honfleur

Sur l’estuaire de la Seine, aux portes du pays d’Auge et de la côte de Grâce, Honfleur offre l’une des images les plus familières de Normandie avec son port animé, bordé de hautes maisons serrées les unes contre les autres. On flânerait des heures durant à travers les ruelles, le long du Vieux Bassin et dans les musées. Avec toujours la même exaltation : mais n’est-ce pas ici que Baudelaire écrivit « L’Invitation au voyage » ?

Honfleur et son port - Calvados - Normandie

Honfleur est l’un des lieu béni des Muses. Baudelaire, résidant chez sa mère retirée ici, déclare : « Mon installation à Honfleur a toujours été le plus cher de mes rêves. » Depuis le 19e s., l’atmosphère et le charme de la ville ont inspiré une foule d’artistes : peintres, écrivains et musiciens. Tandis que la côte normande est à la mode parmi les romantiques. Les peintres affluent, de purs Normands (Boudin, Hamelin, Lebourg, etc.), mais aussi des Parisiens (Paul Huet, Daubigny, Corot, etc.) et des étrangers (Bonington, Jongkind, etc.). La petite auberge St-Siméon, « Chez la Mère Toutain », servait à l’époque de point de ralliement à ces artistes de l’école de Honfleur, dont certains formeront le groupe des impressionnistes.

Dès le début du 16e s., des navigateurs avaient touché les côtes d’un pays appelé « Gallia Nova » par Verrazano, ledécouvreur du site de New York. Mais c’est Jacques Cartier qui, en 1534, « y met les pieds, s’en empare et le donne à la France ». Il adopte le nom de Canada : « village », en huron. Ce n’est qu’au début du 17e s. que Samuel de Champlain, navigateur avisé, reçoit mission de créer des établissements sur ce vaste territoire. Parti de Honfleur, il fonde Québec en 1608. Colbert incite Louis XIV à s’intéresser au Canada, qui devient une vraie colonie normande et percheronne. Plus de 4000 paysans s’y établissent et défrichent le sol. Cavelier de La Salle, partant du Canada, explore la Louisiane. C’est pour défendre la vallée de l’Ohio, voie de passage entre les deux colonies, que s’engage avec l’Angleterre la lutte qui aboutit à la perte du Canada en 1760.

Hébergement & restauration
  • Chambre d’hôtes La Cour Sainte-Catherine Aménagée dans un ancien couvent du 17e s., cette maison d’hôtes compte cinq chambres donnant sur une cour fleurie. Le petit-déjeuner est servi dans le vieux pressoir.
  • Maison Des Loges Décoration contemporaine, bois clair et touches de couleur caractérisent cet hôtel installé dans trois maisons de pêcheurs.
  • Auberge du Vieux Clocher Boiseries, comptoir en briques, miroirs et collection d’assiettes anciennes composent le cadre rustico-bourgeois des deux petites salles à manger. Les menus et la carte s’inscrivent dans un registre culinaire traditionnel où produits de la mer et normands occupent une place de choix.
  • La Tortue dans une ruelle du vieux Honfleur, ce restaurant régional renouvelle chaque jour ses suggestions, à l’ardoise, selon l’arrivage de la pêche locale.
  • La Fleur de Sel Table sympathique où l’on vient faire des repas bien de notre temps dans deux petites salles au décor néorustique raffiné.

Christophe GILBERTON

Source : Normandie Vallée de la Seine – LeGuideVert Editions Michelin

De Cabourg à Honfleur – Normandie
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