Le Grand Sentier de France traverse les Hauts-de-France et le département de l’Aisne. Il vient de Mondrepuis pour se rendre à Watrigny en passant par Hirson. Découverte de ce secteur.

La cascade de Blangy à Hirson - Aisne
La cascade de Blangy à Hirson – Aisne

# Hirson

Entre Thiérarche et Avesnois, la « ville des hérissons » est un point de départ pour découvrir ce secteur. La forêt de Saint-Michel et ses étangs, à deux pas, incitent à quelques balades rafraîchissantes.

Le saviez-vous ?
Des archives indiquent que la ville tire son nom de la quantité de hérissons qu’on y trouvait. Ce sympathique insectivore se cache toujours en forêt.
Le chaval Bayard des quatre fils Aymon fit trembler le pays et laissa son empreinte dans la forêt.

# Se promener

Reliés par l’Oise, les étangs s’égrènent dans la forêt d’Hirson. Chaque étang possédait sa forge, dont les marteaux actionnés par le courant travaillaient le fer issu des gisements de Féron, Glageon, Trélon et Olhain.

> Etang de Blangy

Vallon boisé et encaissé. Après le viaduc du chemin de fer, on parvient à l’étang et à sa cascade.

> Etang du Pas-Bayard

Le cheval Bayard aurait laissé la profonde empreinte où se niche l’étang. La « route Verte » pénètre en forêt d’Hirson (domaine privé), aux imposantes futaies de chênes.

# Aux alentours

> Abbaye de Saint-Michel

En lisière de la forêt du même nom, l’abbaye bénédictine de Saint-Michel est aujourd’hui connue pour son festival de musique sacrée. Elle a été fondée en 945 par des moines irlandais sur un site de pèlerinage existant depuis le 7e s.
L’abbatiale est vaste. Chœur, transept et cloître témoignent de l’abbaye gothique édifiée fin 12e s. début 13e s. La nef qui s’était effondrée au 16e s. fut reconstruite vers 1700 par l’abbé de Mornat, qui fit élever une façade baroque à l’italienne inspirée du Gesù de Rome. L’orgue de Boizard (1714) a gardé sa tuyauterie d’origine. Le transept est éclairé par une grande rose à douze rayons. Les bâtiments monastiques, en brique et pierre, s’ordonnent autour de la galerie du cloître. Dans la galerie nord, des peintures murales du 16e s. évoquent la légende de saint Benoît.
Un musée de la Vie rurale et forestière occupe les dépendances agricoles (élevage, exploitation du bois, fonderie, vannerie).

> La forêt de Saint-Michel

Ses 3 000 ha vallonnés, plantés de chênes, hêtres, charmes et résineux, s’étendent entre l’abbaye de Saint-Michel et la Belgique. Vous verrez de nombreuses rivières à truites où viennent s’abreuver les chevreuils. Des oiseaux migrateurs, comme la cigogne noire font leur nid dans les frondaisons.

> Musée du Souvenir militaire de la Thiérache à Martigny

Ce musée retrace la vie et l’évolution des armées européennes, américaines et d’outre-mer de 1870 à nos jours. 200 mannequins et autant de costumes, plus de mille objets de toute sorte : armes, objets personnels, véhicules militaires (en état de marche)…
Reconstitution de scènes de guerre et de vie quotidienne.

Prélude à l’armistice
Le soir du 7 novembre 1918, un brouillard tapisse la campagne. La délégation de plénipotentiaires allemands, conduite par le général von Winterfeldt et le secrétaire d’Etat Erzberger, franchit les avant-postes français à haudroy. Elle arrive à la villa Pasques, où elle est reçue par le commandant de Bourbon-Busset, membre de l’état-major de Foch. Le convoi se dirige vers la QG de Debeney, commandant la 1ère armée, près de Saint-Quentin. Puis ce sera Rethondes.
> La Capelle

En 1918, la ville reçut les plénipotentiaires allemands venus de Spa pour signer l’armistice, le 7 novembre. Ce gros bourg, coincé entre Thiérache et Avesnois, est aussi connu pour son industrie du pinceau, mais surtout pour son hippodrome. Le champ de courses, créé en 1874, possède un des plus longs anneaux de vitesse d’Europe (1 609 m). Il accueille plusieurs réunions par an.

Monument de l'Armistice "Pierre d'Haudroy" à La Capelle - Aisne
Monument de l’Armistice « Pierre d’Haudroy » à La Capelle – Aisne

Eglise Sainte-Grimonie – Elle est due à Charles Garnier, mais on ne peut dire que l’architecte de l’Opéra de Paris ait réalisé ici un chef-d’oeuvre.
Pierre d’Haudroy – Au bord de la route, sur une légère éminence, le monument de l’Armistice, nommé « Pierre d’Haudroy », marque l’endroit où les plénipotentiaires allemands se présentèrent devant nos lignes et où le clairon Sellier, un Comtois du 171e RI, sonna le cessez-le-feu.

 

Christophe GILBERTON

Source : Le Guide Vert – Nord – Pas-de-Calais – Picardie

Entre Thiérache et Avesnois – Aisne
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