Le Grand Sentier de France traverse 4 parcs nationaux (Vanoise, Cévennes, Pyrénées et Mercantour) dans lesquels est géré une diversité faunique.

# Le Parc national de la Vanoise
Gypaète barbu - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Gypaète barbu

Le Parc national de la Vanoise s’appuie sur sa stratégie scientifique pour mener à bien sa mission de conservation de la faune sauvage. Il intègre dans sa mission les plans nationaux d’action en faveur d’espèces protégées, tel le gypaète barbu, mais aussi les plans de restauration d’espèces emblématiques, tel le bouquetin des Alpes.

Des opérations de suivi, d’inventaire, de veille sanitaire et écologique sont mises en place, sur le terrain, par les agents et les gardes-moniteurs du Parc. Ces opérations sont établies en lien avec différents partenaires institutionnels, associatifs ou universitaires ainsi qu’avec d’autres parcs nationaux et l’Agence française pour la biodiversité.

Bouquetin des Alpes - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Bouquetin des Alpes

Des protocoles de suivi sont mis en place pour certaines espèces comme les rapaces nocturnes, le lièvre variable ou le tétras-lyre.

Des mesures adaptées telle la visualisation de câbles de remontées mécaniques et de lignes électriques sont définies pour protéger les oiseaux des risques de percussions ou électrocutions.

Le tétras-lyre - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Tétras-lyre

Les partenaires ont accès à la base Géonature pour consulter toutes données recueillies sur le terrain par le Parc. Une des actions essentielle du Parc, en faveur de la faune, est le partage et la restitution des données en direction des différents publics.

Un programme d’animation et de pédagogie est proposé par le Parc avec la mise en place d’actions de vulgarisation et de sensibilisation des publics.

Le Parc entretient et développe une concertation, dans le cadre de la gestion de la faune, avec différents usagers : chasseurs, pêcheurs, éleveurs…
Le Parc a la charge d’assurer la mise en oeuvre de plans de gestion des réserves naturelles nationales.

 

# Le Parc national des Cévennes
Rosaline alpine - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Rosalie alpine

La faune du Parc est extrêmement diversifiée. Plus de 2 400 espèces y sont répertoriées. On y trouve des espèces méditerranéennes mais aussi continentales ou alpines ; forestières, steppiques, rupestres ou liées aux milieux humides.

70 espèces de mammifères (sur les 135 recensées en France), 195 espèces d’oiseaux (dont 135 nicheuses), 16 espèces d’amphibiens, 15 espèces de reptiles, 23 espèces de poissons et plus de 2 000 espèces d’invertébrés (dont 1 824 d’insectes) forment la richesse du Parc.

42 espèces strictement menacées (dont 11 en danger et 31 vulnérables), 18 espèces rares, 14 espèces au statut indéterminé et 20 espèces à surveiller sont dénombrées dans le Parc selon la nomenclature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Vautour moine - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Vautour moine

Des espèces d’intérêt communautaire sont abritées dans le Parc. 103 dépendent de la directive européenne « Habitats » dont 2 sont des espèces prioritaires : la rosalie alpine et l’osmoderme érémite, et 48 de la directive « Oiseaux » dont l’une est prioritaire : le vautour moine. Enfin, le code de l’environnement français protège, en totalité, 229 espèces présentes dans le Parc.

La diversité des reliefs, des altitudes et des influences climatiques mais aussi de l’amplitude altitudinale permet d’avoir cette richesse. Ceci joue notamment pour les espèces de petite taille : invertébrés, micromammifères, passereaux…

Loutre d'Europe - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Loutre d’Europe

La disparition des espèces de grande taille est due directement à l’homme.
Pratiquement tous les grands rapaces et gallinacés ont disparu à l’époque historique.

Les pelouses, les prairies, les cultures et les landes, maintenus par l’action de l’homme, ont favorisé e nombreuses espèces. Les chaînes alimentaires ont été préservées par l’homme grâce à ses modes de production, jusqu’à ce jour, peu agressifs pour le milieu naturel.

Le retour de quelques espèces disparues, comme les vautours fauve et moine, a été favorisé ou assuré par différentes actions de gestion en faveur de la faune mais aussi de réintroduction menées par le Parc.

Tout n’est pas maîtrisé par l’homme. Selon les espèces, des évolutions divergentes sont constatées. Le retour de la loutre d’Europe et de la chouette de Tengmalm coïncide avec la disparition de l’outarde canepetière et de la perdrix grise, pour ne citer que cet exemple.

 

# Le Parc national des Pyrénées
La marmotte - Tour de France à pied
Marmotte

De nombreuses espèces ont pris refuge dans le Parc. La conservation d’une diversité faunistique exceptionnelle a été permise par la variété des milieux et des conditions écologiques.
Ce patrimoine naturel est un enjeu fort de conservation en France et en Europe, avec de nombreuses espèces de vertébrés qui font l’objet d’une protection à l’échelle nationale.

Une faune riche et spécifique, particulièrement intéressante, est aussi abrité dans le Parc : importantes populations d’isards, colonies de marmotte réimplantées, grands rapaces tels le gypaète barbu, le vautour fauve, le percnoptère d’Egypte ou l’aigle royal, grand tétras et discret desman des Pyrénées constitue l’exemple type de ce précieux patrimoine confié au Parc.

Une quarantaine d’espèces d’invertébrés est endémique. Ce sont les plus nombreux.

 

 

# Le Parc national du Mercantour
Araignée Vesubia Jugorum - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Araignée Vesubia Jugorum

L’impressionnante diversité d’espèces animales qu’abrite le Parc est due à la mosaïque d’habitats du Mercantour.
L’inventaire biologique généralisé (ATBI) a permis de découvrir une grande partie des espèces animales parmi les 8 744 recensées.

La position géographique du massif associée à des composantes alpines et méditerranéennes fortes est liée à cette diversité. Un certain nombre d’espèces du Parc ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde. Ces espèces sont endémiques comme par exemple le speleomantes strinatii (amphibien) ou l’araignée vésubia jugorum.

Toutes les espèces animales sans exception sont strictement protégées dans la zone du cœur du Parc.. Cela est du au fort enjeu de conservation, en France et en Europe, de ce patrimoine naturel.

On attribue surtout aux espèces de petites tailles, plus discrètes et passant souvent inaperçues, cette extraordinaire richesse biologique même si les grandes espèces emblématiques et faisant l’objet d’un suivi attentif y contribuent aussi.

Il reste encore tant à découvrir malgré un important programme d’inventaire généralisé qui a déjà permis de mieux connaître les espèces au sein du Parc.

 

 

La gestion de la faune dans les parcs nationaux

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