Le Grand Sentier de France traverse 4 parcs nationaux (Vanoise, Cévennes, Pyrénées et Mercantour) dans lesquels est géré une diversité floristique

# Le Parc national de la Vanoise

En France métropolitaine, on recense 5 000 espèces de plantes vasculaires (fougères et plantes alliées, conifères et plantes à fleurs) selon la dernière synthèse sur la flore en France, parue en 2014. 1 700 espèces, soit 1/3 de la flore de France, sont rassemblées sur le massif de la Vanoise, ce qui représente seulement 0,5 % du territoire national.

Cette diversité exceptionnelle s’explique par la variété des milieux présents à relier à l’important gradient altitudinal, au panel des expositions, aux fortes différences dans les compositions chimiques des roches et des sols.

La présence d’une flore originale dite artico-alpine est due à la situation géographique de la Vanoise pendant les dernières glaciations et l’histoire de la colonisation du massif par la végétation depuis 12 000 ans.
Il existe ,de nos jours, entre les régions nordiques et les hautes montagnes des régions tempérées une aire de distribution disjointe de ces espèces.

Les plus importants cortèges de plantes artico-alpines avec des espèces comme la Laîche des glaciers, le Jonc arctique et la Tofieldie boréale se trouvent en France, en Vanoise.

 

# Le Parc national des Cévennes

Avec plus de 2 250 espèces de plantes à fleurs recensées, le Parc possède 40 % de la flore française sur seulement 0,5 % de la surface du territoire national.

Une diversité de plantes sans fleurs est également présente dans le Parc : 60 espèces de fougères, environ 730 espèces de mousses, plus de 1 000 lichens et plusieurs milliers de champignons ont été découverts, lors d’inventaires menés par des spécialistes en partenariat avec les équipes du Parc, ces dernières années.

Cette diversité d’espèces est avant tout le reflet :

  • d’une grande variété de roche (schiste, granite, grès, dolomie, calcaire, marne…)
  • des influences climatiques contrastées (méditerranéenne, atlantique et continentale)
  • de l’amplitude altitudinale de 300 m à 1 700 m
  • des différentes utilisations passées et actuelles de ce territoire par l’homme

Des contrastes peuvent être saisissants : des landes montagnardes à callune et myrtille, des landes subalpines à callune et genévrier nain, des chênaies vertes à cyclamen des Baléares et des hêtraies montagnardes à luzule blanc de neige se côtoient autour des montagnes du Bougès, dans un rayon de 30 km.

Des végétations particulières se développent autour du réseau particulièrement dense de sources et de cours d’eau : au pied des buttes moussues constituées de sphaignes, il est fréquent d’observer, dans les tourbières, le rossolis, plante carnivore ; les berges des ruisseaux, sont signalées de loin par l’aconit de Napel et le doronic d’Autriche, constituant de hautes prairies fleuries, les mégaphorbiaies ; les fissures et les replats suintants au contact des berges rocheuses sont particulièrement affectionnés par une orchidée gracieuse et rare, la spiranthe d’été.

 

# Le Parc national des Pyrénées

Les Pyrénées, chaîne de montagne « alpine » la plus au sud de l’Europe, sont d’une très grande richesse biologique.
Le Parc, situé au cœur du massif Pyrénéens, compte plus de 40 % de la diversité végétale de la France métropolitaine, sur 0,5 % du territoire, pour plus de 2 500 espèces végétales supérieures recensées.

Les plus hautes altitudes, là où les conditions climatiques sont les plus contraignantes, ont été colonisées par une flore pyrénéenne qui a su s’adapter.
Ces adaptations sont physiques et physiologiques : étalement au ras du sol pour éviter les vents violents, réduction de la taille, pilosité des feuilles pour conserver l’eau trop rare… Elles s’illustrent également par l’étagement de la végétation.
Toutes les espèces ne se rencontrent pas au même endroit. Chaque espèces peuvent « monter » ou « descendre » jusqu’à une certaine altitude, en fonction des ses préférences et aptitudes. Ainsi les espèces se répartissent par cortèges le long du gradient altitudinal.

Etagement de la flore - Tour de France à pied - Grand Sentier de France
Etagement de la flore

Certaines plantes ne sont présentes que dans les Pyrénées. Cela s’explique par l’histoire des climats et l’isolement de la chaîne par rapport aux autres massifs européens. Ces espèces sont dites endémiques. C’est ce qui forme l’originalité du patrimoine végétal pyrénéen.

La Ramonde des Pyrénées, le Vélar des Pyrénées, l’Androsace ciliée, l’Hélianthème des Pyrénées, la Vesce argentée… font partis des 160 endémiques que l’on recense dans le massif Pyrénées-Cantabrique.

 

# Le Parc national du Mercantour

Une extraordinaire richesse floristique est hébergée au sein du Parc. Plus de la moitié de la flore de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du massif des Alpes et 42 % de la flore indigène de France sont recensées dans le Parc soit 2 067 espèces végétales confirmées.

Près d’une centaine d’espèces végétales à aire de répartition restreinte peuvent être qualifiées d’endémiques (au sens large), dont 7 très emblématiques du massif subalpin.

Une grande diversité géologique, une topographie complexe, des microclimats, combinés à une position biogéographique particulière recoupant régions alpine et méditerranéenne permet d’avoir cette richesse.

Des éléments méditerranéens, alpins, euro-asiatiques ou encore des espèces artico-alpines, héritage des glaciations représentent cette flore. Ces éléments ayant épargné en partie la région, elle a joué un rôle majeur de refuge pour de nombreuses espèces.

La gestion de la flore dans les parcs nationaux

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