Chemin faisant, Vianney s’attaque au Tour de France à pied
samedi 14.02.2009, 04:50 – La Voix du Nord

| MARCHE |

Vianney Fouquet, Pérenchinois, aime courir, marcher dans la nature. À la mi-mai il s’attaque au Tour de France à pied, soit 9 170 Km à parcourir aux frontières de l’Hexagone, durant 16 mois. À 24 ans, cet étudiant qui vient de suivre une formation de « guide nature » mettra ses pas dans ceux de Serge Laurent qui a réalisé cet exploit en 1999 et 2000. Il bénéficie de ses conseils via l’association du Grand sentier de France.

Vianney y pense depuis deux, trois ans. « En vagabondant sur Internet, par hasard je suis tombé sur le site du Grand sentier de France. J’aime bien courir un petit exploit sportif, comme ça, dans ces paysages… », se disait-il. Mais il se rend vite à l’évidence : « Avec tout ce qui s’offre à nos sens, j’ai opté pour la marche ». Il prend contact avec Serge Laurent, le fondateur de l’association Le Grand sentier de France, qui a réalisé ce parcours. Une longue discussion s’ensuit « l’idée a mûri » et le projet deviendra réalité, après les examens. Vianney suit une formation de « guide nature », depuis deux ans, dispensée par le cercle naturaliste de Belgique.

Conseillé sur le matériel et « le timing », il partira de Besançon (Serge Laurent, Mosellan, est parti de Metz) à la mi-mai pour randonner dans les Alpes de juin à fin août. « Début septembre, il faut que j’attaque les Pyrénées pour terminer fin octobre », précise-t-il, « Je préfère la montagne », ajoute-t-il en nuançant : « Serge Laurent m’a raconté qu’il avait essuyé une tempête de neige et chuté dans une crevasse, ce qui lui a valu un mois d’hôpital. Ça m’a un peu refroidi », note le jeune homme que l’on ne sent pas risque-tout mais sûrement endurant. La solitude sera l’autre nouveauté.

Jusqu’alors il randonnait avec des copains. « Marcher les mains dans les poches, avec une paire de jumelles », cela lui plaît. Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde il revendique le choix de Hexagone et la symbolique de la boucle. Croisera-t-il les cyclistes du Tour de France ?
« Je vais rester sur 20 kg (Serge Laurent avait opté pour 30 kg) », estime-t-il parlant de son sac à dos, « comme pour une semaine dans les Pyrénées ». Cela nécessitera un « tri draconien » pour celui qui se réjouit de porter « sa petite maison sur le dos ». Emportera-t-il un portable ? Sans doute « mais je vais éviter d’y toucher ». Seulement peut-être pour rassurer ses parents.

La Voix du Nord – 14 février 2009 [Vianney Fouquet]

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