Je suis né à Lille, le 7 Février 1985. Jusqu’à l’âge de 10 ans, j’ai vécu à Ennetières-en Weppes, une commune située au Nord-Ouest de la métropole, à côté d’Armentières. On pourrait croire que cela importe peu. Mais je reste persuadé que le cadre de vie qui m’était offert à l’époque a certainement été le point de départ de mon admiration actuelle pour la nature. Certes, je ne vivais pas au milieu de la forêt, mais un jardin et quelques chemins de terre bordant champs et prairies ont amplement suffi à mon épanouissement.
Je ne peux non plus ignorer les destinations de mes vacances estivales. Désireux d’éviter les « amas » de vacanciers sur la Côte d’Azur ou le littoral Atlantique, mes parents ont toujours opté pour des régions plus authentiques, des terroirs profonds aux patrimoines culturels et naturels remarquables . Je pense par exemple au hameau de Billecul, dans le Jura, presque exempt de toute trace d’anthropisation.

Après un Baccalauréat Scientifique en section européenne « anglais », je me suis orienté vers des études de Géographie, sans réelle idée d’un avenir professionnel défini. La Géographie était une matière qui me plaisait, tout simplement. Grand partisan du pan physique de cette matière (biogéographie, pédologie, géomorphologie glaciaire, climatologie…), je ne me suis jamais réellement désintéressé de son aspect humain (démographie, géographie des frontières…).
En 2003, la Licence en poche, je décide de quitter le milieu facultaire, qui me lasse et au sein duquel je ne vois aucun débouché professionnel, pour me lancer dans un « Post Brevet de Technicien Supérieur » (TS+), à La Roche-sur-Yon, en Vendée. Intitulée « Valorisation Ecotouristique des Patrimoines », cette formation ne me plaît guère, les perspectives purement naturelles du patrimoine étant noyées au milieu des aspects historiques, architecturaux, et administratifs. Après deux semaines, je me réoriente donc vers le TS+ « Animation Nature et Education à l’Environnement », correspondant bien plus à mon profil. En effet, cette formation me permettra d’allier l’intérêt que je porte depuis mes 17 ans à l’animation, à ma passion pour la nature. Et puis l’animation, en intégrant une notion de plaisir dans l’éducation, n’est-elle pas un vecteur simple et efficace de sensibilisation à l’environnement ?

Au cours de cette année 2006, j’effectue deux stages. L’un chez « Nord Nature », au cours duquel je m’investis principalement dans deux projets : Le montage, de sa conception à sa réalisation concrète, d’une animation sur le thème du tri sélectif (pour des 6-8 ans) et La « Nuit de la Chouette » (conférencier et guide de la sortie nocturne).
Le second au Centre Ecologique de Port-au-Saumon, à deux heures de route au Nord de Québec, où je travaille en tant que guide-interprète de sentiers nature.

Tout en préparant mes soutenances et rapports de stages, pour le mois de décembre 2007, je décide de reprendre les études universitaires par un master de « Sciences et Gestion de l’Environnement » à Bruxelles. Mais une fois de plus, malgré la réussite de mon premier semestre, j’arrête cette année en cours de route, au mois d’avril, la manière d’aborder les questions environnementales étant bien trop politisée (foisonnement de données économiques et hégémonie des politiques européennes sur l’étude du monde du vivant).
Aujourd’hui, cette aventure belge ne me laisse en aucun cas sur un sentiment d’échec puisque je continue la formation de « guide nature » entamée à Bruxelles, parallèlement au master, dès le mois de septembre 2007. Organisée par le Cercle des Naturalistes de Belgique, elle correspond entièrement à mes attentes en abordant concrètement la faune et la flore locales. En insistant sur l’approche scientifique du naturalisme, aux dépens des démarches pédagogiques, elle est donc tout à fait complémentaire du TS+ « Animation Nature et Education à l’Environnement ».
(Mais un autre problème se pose : à force de vouloir tout expliquer et trouver une réponse à chaque question, n’en oublie-t-on pas de simplement approcher et ressentir la nature de manière sensible?)

Les quelques mois prochains, je serai donc amené à réviser mes examens de botanique, mammalogie, ornithologie, herpétologie, sylviculture, mycologie, entomologie, météorologie, cartographie, géologie, géomorphologie, aménagement du territoire, géographie humaine, développement durable, conservation de la nature, pédologie, gestion de la nature, hydrobiologie, et bryologie, tout en préparant une « guidance » nature (c’est-à-dire une randonnée, en belge) accompagnée de son mémoire.
Je n’oublierai pas non plus de traîner dans les estaminets, y boire de bonnes bières belges, randonner au cœur des Monts de Flandres, observer oiseaux et mammifères, me balader les mains dans les poches, lire « La Hulotte » (revue naturaliste), et écouter outrageusement Jacques Brel.

Qui est Vianney Fouquet…

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