Ma seule consolation est de me retrouver providentiellement en famille, aux bons soins de Solange, ma belle-sœur, de son amie Nicole et de maître François …, incomparable montagnard, viscéralement attaché à sa vallée mythique. Ce week-end, ils me proposent de rendre visite à ma fille Valérie … et à son époux, Mauro, qui résident dans la vallée d’Aoste, de l’autre côté du tunnel du Mont-Blanc. Elle est surprise, étonnée de ma présence inattendue au milieu de cette fête conviviale. Nous avons passé la nuit à Courmayeur chez un ami antiquaire. Le dimanche est propice pour le consacrer à une balade bucolique à travers les prairies émaillées de fleurs, bercés par la voix des torrents d’olivine batifolant sous un soleil éclatant.

Le joli village italien de La Salle vêtu de pierres et de lauzes se sèche sous les rayons brûlants. Une cascade toute proche gronde et écume en projetant mille perles d’argent pour ouvrir l’éventail de son arc-en-ciel. Il émane de ce décor calme toute la sérénité d’un paradis à l’abri des tourments de l’homme mais ceux-ci se ravivent et rendent cauchemardesque cette balade qui aurait du être des plus agréables.

Samedi 8 et dimanche 9 mai 1999 – 70ème et 71ème jour [Serge Laurent]

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