Après une nuit passée sous calmant pharmaceutique, aucune amélioration de mon état de santé ne se fait sentir. Je suis à demi paralysé et je reste allongé sur mon lit, hésitant à faire le moindre mouvement. Vers midi, j’éprouve assez de courage pour effectuer une petite visite au centre-ville, immortaliser quelques prises de vue dans l’objectif et m’attabler à la terrasse du café où je retrouve mon compagnon de chambre, très satisfait d’avoir été embauché en qualité de serveur.

L’après-midi ne me laisse aucun répit et mon calvaire se prolonge avec cette vigoureuse algie dont je m’interroge sur la cause. Cédant aux circonstances, je me résous à contacter ma belle-sœur, une chamoniarde de longue date. Accompagnée de son amie Nicole M., elle me récupère à la fin de la journée et m’offre son hospitalité. La bonne samaritaine mérite ma plus profonde reconnaissance. Sans son intervention, mon aventure se serait achevée ici, sans espoir et sans recours.

Je reviendrai à Samoëns dès que je serai rétabli pour reprendre mon périple à l’endroit même où l’infortune m’a stoppé.

Vendredi 7 mai 1999 – 69ème jour [Serge Laurent]

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